Disparition du professeur Julien Valiergue

Le professeur Julien Valiergue, vice-doyen de la Faculté de droit et science politique de l'université de Bordeaux, est décédé brutalement ce 2 juillet à la suite d’un accident.

Nos pensées vont d’abord à sa famille, son épouse et son fils. Les membres de la Faculté de droit et science politique et de l'Institut de recherche en droit des affaires et du patrimoine partagent leur immense peine.

Doté d'un esprit brillant, d'un humour fin, et toujours disponible pour les étudiants, les doctorants et ses collègues, il est déjà regretté par toute la communauté.

  • 09/07/2024

Julien Valiergue (1985-2024)

Le gentilhomme de Corrèze

 

ValiergueN&B

 

Brillant et bienveillant sont les mots choisis par ses étudiants pour décrire Julien Valiergue dès l’annonce de son décès, survenu brusquement le 2 juillet.

Brillant, chacun pourra s’en rendre compte en lisant sa thèse (Les conflits d’intérêts en droit privé, dir. G. Wicker, LGDJ), ses articles (notamment un consacré à J. Hauser et la théorie de l’acte juridique, in 150 ans de la faculté de droit de Bordeaux, Lextenso) et ses notes en droit des sociétés au JCP E. Autant d’écrits que les étudiants, Poitevins puis Bordelais, n’ont peut-être pas tous lus ; mais ils pouvaient évaluer l’enseignant à l’aune de la clarté et de la précision de sa pensée, servie par un humour singulier.

Humour qui contribuait d’ailleurs à son immense bienveillance, cette bienveillance dont il gratifiait généreusement ses étudiants, ses collègues, et l’ensemble du personnel administratif. Confronté à la gestion quotidienne de l’université en tant que directeur de deux masters et comme vice-doyen chargé des masters, sa bienveillance était étayée d’une grande capacité à prendre du recul. Quand certains se noient dans un verre d’eau, il était plutôt de ceux qui le boivent tranquillement, avec une paille, cherchant le bon mot pour la bonne situation. N’échappant pas à la règle selon laquelle la vertu n’est rien sans l’action, c’est surtout de dévouement qu’il conviendrait de parler pour celui qui ne comptait pas ses heures au service de la communauté universitaire (au point parfois d’assister à des réunions qui ne nécessitaient pas sa présence!).

Il serait aisé d’enchainer les adjectifs mélioratifs, les anecdotes, les bons souvenirs. Point trop n’en faut, il n’est pas utile d’offenser sa simplicité. Un seul qualificatif suffira pour celui qui était profondément attaché à sa terre d’origine, la Corrèze : c’était un gentilhomme, au sens de celui qui fait preuve de distinction et de générosité. C’est vers sa famille que nos pensées se tournent désormais, qui perd bien plus qu’un collègue, et néanmoins ami.